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À propos

Je suis né dans les rues pauvres de Madrid, là où le béton était notre terrain de jeu et la peur notre compagne quotidienne. C’était une époque sombre, marquée par l’instabilité économique et la montée constante de la criminalité. Nous n’avions pas grand-chose, mais nous avions nos liens, notre fierté et surtout notre loyauté. Le 6 février 1992 a changé ma vie à jamais. Ce jour-là, Madrid a été frappée par une tentative d’attentat menée par l’organisation criminelle ETA (Euskadi ta Askatasuna). Cinq personnes ont perdu la vie. Parmi elles se trouvait l’un de mes amis les plus proches. Un frère, pas par le sang, mais par la rue. Sa mort a laissé un vide immense, une colère sourde que rien ne pouvait apaiser. À partir de ce jour-là, plus rien n’était comme avant. La douleur s’est transformée en rage, et la rage en décision. Nous avons alors créé Los Gallos Salvajes. Ce n’était pas au départ un gang, mais une promesse : celle de ne plus jamais rester à genoux. Nous voulions nous venger, oui, mais surtout nous protéger, défendre les nôtres et faire respecter notre nom dans des rues qui ne respectaient rien ni personne.

Pendant plusieurs années, Los Gallos Salvajes ont été ma famille. Chaque membre était lié par la même perte, la même colère et la même loyauté. Nous avons survécu comme nous pouvions, parfois en franchissant des limites, parfois en les subissant. Mais le temps passe, et même les liens forgés dans le sang peuvent s’effriter. Avec les années, la vie nous a dispersés. Certains ont disparu, d’autres ont pris de mauvaises routes, et peu à peu, moi et mes membres nous sommes perdus de vue. La rue m’avait tout donné, mais elle m’avait aussi tout pris. J’étais fatigué de fuir, fatigué de me battre. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à reprendre une vie plus normale, loin de la violence et du chaos. Sur Endocraft, j’ai essayé de reconstruire ce que j’avais perdu : une stabilité, un but, une nouvelle identité. Je n’ai jamais oublié d’où je viens, ni ce que Los Gallos Salvajes représentaient, mais j’ai compris que survivre, parfois, c’est aussi savoir poser les armes.


Discord: @kln.tms

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